Œuvre de la semaine –Thomas Larcher: Ouroboros
- 9 févr. 2016
Le titre de cette œuvre nouvelle provient du symbole de la Grèce antique, l'Ouroboros, rencontré par Larcher au cours de la lecture d'un texte sur les symphonies de Brahms. Une série de motifs répétitifs donne à la musique un sens de circularité dans la progression des idées pour revenir ensuite au motif original. Écrites pour être jouées avec ou sans chef d'orchestre, les textures rythmiques complexes de l'œuvre exigent de l'orchestre qu'il écoute et qu'il joue à la manière d'un ensemble de plus petite dimension. Le violoncelle est bien plus l'initiateur de processus qu'outil de virtuosité central. Ouroboros est construit en trois mouvements, dont le deuxième est une longue cadence confiée au violoncelle solo et au piano.
J'aime écrire pour des instrumentistes et des chanteurs personnifiés. J'aime travailler avec les gens qui vont jouer ma musique. Connaissant le type de musique qu'ils apprécient et ce qu'ils sont capables de faire n'a jamais été pour moi une source de limites – au contraire, c'est quelque chose qui me force à aller plus loin, et à donner à chaque artiste une pièce qui réponde à ses possibilités. C'est vrai également dans le domaine des émotions – comment ils perçoivent le monde. - Thomas Larcher
Après cette première, Queyras redonnera l'œuvre avec le Sinfonietta d'Amsterdam entre le 13 et le 19 février, et avec l'Orchestre de chambre de Lausanne les 4 et 5 avril. D'autres exécutions auront lieu dans le cours des saisons à venir avec l'Orchestre de chambre de Suède, ainsi que ses homologues de Norvège, de Munich, et de Hong Kong.
- Thomas Larcher - profil
- Ouroboros - information et partition
- Amsterdam Sinfonietta
- Orchestre de chambre de Lausanne
Photo: Marco Borggreve