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Œuvre de la semaine – Richard Wagner : Rienzi, le dernier des tribuns

Un escalier en pierre désert, avec une plate-forme surélevée, devant la silhouette d'une ville historique sous un ciel clair. Au premier plan, dans la partie droite de l'image, le profil d'un buste en marbre représentant Richard Wagner.

Lorsque Rienzi, le dernier des tribuns fut créé à Dresde en 1842, l’œuvre imposa Richard Wagner comme une figure majeure de l’opéra allemand. Bien avant les grands drames musicaux de la maturité, cette partition s’inscrivait dans la tradition du grand opéra français, associant spectacle politique, drame intime et vastes scènes chorales. 

Le personnage principal, Cola di Rienzi, cherche à transformer la société romaine et à restaurer une vision de justice collective. Son ascension puis sa chute donnent à l’œuvre une portée historique autant qu’humaine, centrée sur les relations entre idéal, pouvoir et responsabilité.  

Entre grand opéra et drame musical 

Dans le catalogue de Wagner, Rienzi occupe une place singulière. La partition regarde encore vers les modèles du XIXe siècle tout en annonçant déjà plusieurs traits caractéristiques des œuvres futures du compositeur. 

La production présentée au Festival de Bayreuth en 2026 revêt une importance particulière puisqu’il s’agit de la première apparition de l’opéra dans l’histoire du festival. Inscrite dans la saison du 150e anniversaire et dirigée par Nathalie Stutzmann, avec une mise en scène d’Alexandra Szemerédy et Magdolna Parditka, elle favorise une nouvelle lecture de cette œuvre rarement représentée.  

Parmi les interprètes figurent notamment Andreas Schager ainsi que, pour certaines représentations, Magnus Vigilius dans le rôle-titre, Gabriela Scherer dans le rôle d’Irène et Jennifer Holloway dans celui d’Adriano. Le Festival présente explicitement cette production comme une redécouverte d’une œuvre longtemps restée en dehors du répertoire bayreuthien. Le matériel d’exécution provient de l’Édition complète Richard Wagner publiée par Schott. 

Loin d’être seulement une étape préliminaire vers les drames musicaux de la maturité, Rienzi apparaît comme une œuvre autonome qui continue d’interroger la relation entre pouvoir politique, mémoire historique et destin individuel. 

En savoir plus 

 

Illustration : DEFOTO Dirk Ellmer, arrière-plan créé à l'aide de l'intelligence artificielle 

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