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Œuvre de la semaine – Han Lash : Zero Turning Radius

Han Lash de profil devant de l’herbe verte, une tondeuse rouge partiellement visible à gauche – un clin d’œil à l’inspiration de l’œuvre. Lash a de longs cheveux blond clair, porte un haut clair sans manches et a les yeux fermés.

Quel est le rapport entre une tondeuse à gazon et un orchestre symphonique ? Pour Han Lash, il est bien réel. Zero Turning Radius présente l’orchestre comme une créature sonore agile et vivante. Le Boston Modern Orchestra Project (BMOP), orchestre de premier plan dédié à la musique nouvelle, a commandé l’œuvre et la créera le 4 mai 2025 à Boston.

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Œuvre de la semaine – Piotr Ilitch Tchaïkovsky : Concerto n°1 en sib mineur

L’Orchestre de la Philharmonie tchèque met au programme de sa tournée de concerts le Concerto n°1 en sib mineur de Tchaïkovsky, le 12 novembre 2018 au Mondavi Center de Davis (Californie). Le pianiste soliste Kirill Gerstein et l’Orchestre sont placés sous la direction de Semyon Bychkov. C’est la seconde version de l’œuvre, celle de 1879, qui sera donnée, dont le matériel d’exécution vient d’être réédité récemment sur la base de la nouvelle édition académique des œuvres complètes de Piotr Ilitch Tchaïkovsky.

Après que Tchaïkovsky eut terminé, en 1874, son Concerto n°1 en sib mineur, il le présenta à son mentor Nikolai Rubinstein, pour en recevoir des conseils et des suggestions d’amélioration concernant la partie de piano-solo, Tchaïkovsky n’étant pas lui-même pianiste concertiste. Rubinstein exprima son rejet de l’œuvre, qu’il déclara injouable. Tchaïkovsky se refusa cependant à y effectuer d’importants changements, et la fit imprimer telle qu’elle était prévue. Il dédia le concerto à Hans von Bülow, qui assura la création de l’œuvre en octobre 1875 à Boston. Mais plus tard, en 1879, il en élabora la version qui sera maintenant jouée à Davis. Les changements pour cette version avaient été suggérés à Tchaïkovsky par des pianistes qui avaient déjà joué l’œuvre. Excepté une légère diminution de la taille du Finale, les différences d’une version à l’autre ne portent ni sur la construction formelle, ni sur la substance musicale ou sur la durée de l’œuvre. Ce n’est que dans la structuration de la partie soliste et dans quelques indications de tempo et de dynamique que l’on trouve des différences. La nouvelle édition académique des œuvres complètes de Tchaïkovsky donne un éclairage critique de chacune des quatre versions différentes existant au bout du compte.

Piotr Ilitch Tchaïkovsky – Concerto n°1 en sib mineur : une question de version


Le premier concerto de Tchaïkovsky est constitué des trois mouvements habituels, mais se distingue cependant d’une rigoureuse forme Sonate en commençant l’œuvre dans la tonalité relative de Réb majeur. C’est ainsi que l’auditeur est tout d’abord trompé en entendant une autre tonalité fondamentale. Le premier mouvement Allegro non troppo e molto maestoso, avec son ample introduction, occupe plus de la moitié de la longueur totale du concerto. Vient ensuite un Andantino semplice, deuxième mouvement, qui commence par une mélodie jouée en soliste par la flûte traversière et reprise aussitôt par le piano. C’est sous une forme classique de Rondo que se présente le troisième mouvement, Allegro con fuoco, dont les thèmes trouvent leurs origines dans des danses populaires ukrainiennes.
Il s’agit du concerto pour piano que j’ai composé à grand peine tout au long de deux mois pleins ; mais il ne fut pas donné à cette malheureuse œuvre le bonheur de plaire à Messieurs Rubinstein et Gubert, qui exprimèrent leur désapprobation d’une manière très inamicale et blessante. Je vais néanmoins la faire imprimer. - Piotr-Ilitch Tchaïkovsky

Outre le Concerto n°1 en sib mineur, le programme de la soirée permettra d’entendre également deux autres œuvres de Tchaïkovsky, la Sérénade pour Cordes op. 43 et Francesca Rimini.

Œuvre de la semaine – Julian Anderson: Incantesimi

Le Philharmonique de Berlin et Sir Simon Rattle donneront cette semaine deux créations nationales de la nouvelle œuvre pour orchestre de Julian Anderson Incantesimi, au Festival de Lucerne le mercredi 31 août, et aux Proms de la BBC le samedi 3 septembre.



Écrite avec en tête la couleur propre à cet orchestre, Incantesimi, pièce de 8 minutes, est une exploration scintillante d'idées musicales orbitant les unes autour des autres. Après en avoir donné la création mondiale en juin à Berlin, le Philharmonique de Berlin a inscrit l'œuvre au programme d'une tournée qui l'a menée à Rotterdam et Lucerne, et doit culminer avec la première audition au Royaume-Uni à l'Albert Hall de Londres.

Incantesimi (qui signifie en italien "sortilèges" ou "enchantements") est une pièce fondée sur cinq idées musicales tournant les unes autour des autres, tantôt sous forme d'accompagnement à l'arrière-plan, tantôt apparaissant au premier plan. L'œuvre se caractérise par un solo récurrent de cor anglais, par une longue figure en arche jouée aux cordes, par de lents accords, ainsi que par des accords de cloches dans les registres du medium et de l'aigu. La pièce se déroule lentement dans ce que le compositeur définit comme "un état quasi hypnotique", qui donne son titre à l'œuvre. Vers la fin de l'œuvre, le tempo prend un tour dramatique, et amène à une véritable éruption sonore. Après avoir retrouvé le calme, la musique continue son processus orbital pour conclure la pièce.
Quand Sir Simon Rattle m'a demandé de composer une œuvre pour le Philharmonique de Berlin, j'ai décidé d'écrire une pièce consacrée à la ligne et au timbre, se développant dans une grande lenteur. J'ai toujours admiré  la capacité de Rattle et du Philharmonique de Berlin à jouer de longues lignes musicales avec une sonorité d'une exceptionnelle beauté. – Julian Anderson

Commandée en commun par la Fondation du Philharmonique de Berlin, la Royal Philharmonic Society (Royaume-Uni) et le Boston Symphony Orchestra, Incantesimi sera donnée en première audition aux États-Unis le 26 janvier 2017, suivie de reprises les 27 et 28 janvier au Symphony Hall de Boston, Massachusetts.